LA FORCE VITALE ET L'ILLUSION DES THÉRAPEUTIQUES

Alain Boudet, délégué régional Vie et Action

Congrès régional VIE ET ACTION, Toulouse

18 Mars 1984

Ce congrès, qui est un peu le bilan de 8 ans d'activités du groupe Vie et Action de Toulouse, veut également faire le bilan sur la situation des méthodes naturelles de santé à l'heure actuelle. En effet nous assistons à un développement rapide des méthodes naturelles de santé et ce n'est pas sans poser de nombreux problèmes que nous allons étudier ensemble aujourd'hui. Les thérapeutiques naturelles sont-elles la solution miracle et incomparable, qui va remplacer la médecine officielle en faillite? En fait, nous constaterons qu'elles sont souvent une illusion et cela vous étonnera peut-être, mais vous comprendrez pourquoi. D'un autre côté elles sont aussi un espoir, lorsqu'elles sont utilisées de façon adéquate et nous verrons ce que j'entends par là. C'est surtout un état d'esprit que nous cherchons à établir. Dans un certain état d'esprit, les thérapeutiques naturelles ne constituent pas véritablement un progrès, mais dans un autre, elles représentent un progrès considérable. On peut dire qu'à l'heure actuelle, le pire côtoie le meilleur. Il y a des chercheurs qui ont fait des travaux remarquables qui mériteraient d'être diffusés de façon beaucoup plus importante et d'un autre côté, il existe des choses les plus fantaisistes. Ce congrès veut vous aider, dans la mesure du possible, à faire vous-même votre choix, à être capables de juger par vous-même. C'est bien sûr un peu ambitieux et nous nous limiterons à vous donner des éléments de réflexion.

Histoire de la naturopathie

Précisons ce que nous entendons par naturopathie, hygiène vitale, psychosomatique naturelle, médecine douce, etc... termes qui tout en étant proches les uns des autres, ne recouvrent pas le même sens.

La naturopathie a une longue histoire puisque, sans remonter jusqu'à Hippocrate, nous relevons, pour notre époque moderne, Sydenham en 1624, de nombreux noms en Grande-Bretagne et en France au 18e et au 19e siècle. Au 20e siècle, beaucoup ont contribué au développement de la naturopathie en Suisse (Tissot, Bertholet, Bircher-Benner, Steiner); en Allemagne (Kneipp, Kuhne, Priessnitz), aux USA (Trall, Tilden, Shelton), en Grande-Bretagne (Thomson, Lindlahr, Jarvis), en France (Carton), pour ne citer que quelques noms connus. Ainsi peu à peu, une nouvelle médecine est née, dont le rameau est encore bien vivace. Cependant, les conceptions sont encore empreintes d'un esprit qu'on peut qualifier d'archaïque, qui consiste à vouloir supprimer les symptômes de la maladie et nous comprendrons que c'est une erreur. Ici, vous allez écouter la façon dont nous considérons les conceptions naturopathiques: d'une part, nous rendons hommage au travail dans des conditions souvent difficiles et à l'apport de ces chercheurs, et d'autre part, nous devons mettre en garde contre les insuffisances de ce travail et contre une application directe de leurs conceptions.

La médecine officielle en faillite

Puisque la naturopathie est une vieille science, pourquoi semble-t-elle nouvelle? Parce qu'elle a été occultée par les pratiques médicales officielles soutenues par des apports financiers considérables. Cette médecine a pu se développer parce que son esprit correspondait bien à son époque. En plus des intérêts matériels, existe un aspect mental qui reflète l'opinion selon laquelle la science allait résoudre tous les problèmes humains. La technique allait permettre à l'homme de se libérer de l'effort personnel, reporté sur la machine.

A l'heure actuelle on déchante et l'on s'aperçoit que la médecine officielle est peu efficace: si l'espérance de vie a augmenté, c'est dû surtout aux progrès de l'hygiène. Songez aux maisons sombres et humides d'autrefois, où l'on vivait avec des animaux, dans des lits pleins de puces et où les déchets s'entassaient dans les rues. Déjà le fait de prendre des mesures d'hygiène a fait disparaître les grandes épidémies de variole sans autre apport de la médecine. D'autre part les anciennes maladies sont remplacées par des nouvelles. Les médicaments miracles qu'on nous vante sont vite remplacés par d'autres tout aussi illusoires.

Cette médecine est aussi dangereuse puisque nombreux accidents sont causés par les médicaments. Des exemples sont rapportés dans chacun des numéros de la revue Vie et Action. Je ne m'étendrai pas plus sur ce sujet.

Le développement de la naturopathie et ses problèmes

Alors, les gens se tournent ailleurs. Une récente enquête a montré que 50% de la population était favorable aux médecines naturelles.

Pour la première fois en France, un enseignement de naturothéraphie est donné en faculté de médecine (Paris XIII, UER de Bobigny) où c'est déjà la deuxième année d'étude qui se déroule cette année. C'est donc un signe important de changement dans les mentalités françaises.

Cependant, le développement de la naturopathie pose des problèmes. En effet nous assistons simultanément à un foisonnement de méthodes, de thérapies, de produits, la plupart du temps faux ou fantaisistes, parce que leur promoteur est incompétent. Hélas, l'incompétence est assez répandue. Vouloir soigner demande une connaissance approfondie de la nature humaine. Or souvent ces thérapeutiques restent au niveau des procédés. On ne cherche pas à connaître le malade, mais on impose des procédés.

D'autre part, des intérêts sont en jeu derrière ces thérapeutiques. Combien de gens ont été bernés par ces marchands d'illusions qui se développent soit pour des motifs financiers, soit pour des motifs qu'on peut appeler politiques, c'est-à-dire essayer d'avoir des adeptes, pour pouvoir embrigader, pour pouvoir se montrer qu'on a un certain pouvoir.

Autre danger des procédés: la plupart d'entre eux sont standard. Tel symptôme, tel procédé. Il n'y a pas d'individualisation. Or nous allons montrer que l'adaptation à chaque cas personnel est indispensable.

Imaginons un exemple absurde pour mieux comprendre: le chlorure de magnésium est à la mode, à très juste titre, puisque la plupart des gens sont carencés en magnésium. On en déduit qu'il guérit un certain nombre de maladies. Supposez que quelqu'un veuille inventer sa méthode en disant: j'ai trouvé un remède miracle qui guérit tout. Il va changer le nom du chlorure de magnésium, le vendra cher et obtiendra de bons résultats chez un certain nombre de personnes, puisque la plupart manquent de magnésium. Mais il y a des gens qui sont malades et ne manquent pas de magnésium. L'attitude normale serait de rechercher la cause de leur maladie. Et bien l'état d'esprit actuel est exactement ça: on donne un produit identique pour tous sans se soucier de savoir si c'est vraiment ce qui convient à l'individu.

Autre exemple: l'argile, qui donne de bons résultats pour certaines affections, ne guérira pas celui qui est carencé en protides. Les cataplasmes d'argile ne combleront pas ses carences. Pas plus que le jeûne. Et si je cite le magnésium, l'argile et le jeûne, ce n'est pas pour attaquer ces méthodes, qui sont des outils excellents que nous recommandons, mais pour dénoncer l'utilisation abusive de ces produits sous prétexte qu'ils guérissent tout.

Il y a pire: au fond ces thérapeutiques détournent les esprits des vrais problèmes de la maladie et c'est le but aussi, de ce congrès, d'essayer de comprendre ce qu'ils sont.

Médecine et magie

Que demande-t-on à la thérapeutique, qu'elle soit officielle ou "douce"? De nous rétablir, c'est-à-dire, la plupart du temps, supprimer la douleur et supprimer les symptômes de la maladie. Le malade ne veut plus souffrir et on le comprend. Seulement si cette notion n'est pas approfondie, elle conduit à des attitudes erronées. La maladie est considérée comme une entité qu'il faut chasser. Ce n'est pas tellement différent de l'attitude qui avait cours au Moyen-Age, qui consistait à essayer de chasser les démons qui étaient censés être les responsables de la maladie. On employait des procédés bizarres pour les faire sortir. Et bien, les démons ont pris actuellement la forme des microbes et des virus. Ne nions pas que ceux-ci existent, mais l'état d'esprit est le même. Les thérapeutiques naturelles ont progressé de ce point de vue, mais elles en restent souvent à essayer de chasser la maladie sans essayer de comprendre sa nature.

La maladie et ses causes

Or la maladie nous interpelle. Elle est un signe qu'il faut interpréter. Par la thérapeutique, on cherche à passer outre à sa propre responsabilité. Si l'on se demande "qu'est-ce que la maladie?", on a peur d'entendre dire "c'est moi qui en suis le responsable". On veut essayer de se décharger sur le système thérapeutique. En même temps, on aliène sa liberté.

Nous voulons essayer de rendre un peu de cette liberté, mais bien sûr au prix de la responsabilité. Pour cela nous allons nous pencher sur les causes profondes et sur le rôle de la maladie. Nous allons trouver qu'il n'y a pas des médecines naturelles, il n'y a pas une multiplicité de thérapeutiques possibles, mais une seule hygiène vitale -et c'est le deuxième terme que je vais vous définir- ou encore psychosomatique naturelle, qui prend autant de formes que d'individus et même change tout au long de la vie d'un individu.

Depuis 25 ans, l'association Vie et Action enseigne la psychosomatique naturelle. Je donnerai ici les notions de base de la psychosomatique naturelle. Gérard Dupuy abordera plutôt l'aspect organique de la maladie - je dis bien "plutôt", parce qu'en fait tout est lié et l'individu est considéré dans son ensemble. Alain Bontemps abordera plutôt l'aspect psychologique et Jean-Jacques Bouchet l'aspect énergétique.

La psychosomatique naturelle n'est pas une thérapeutique, mais une éducation.

Elle étudie les causes et la nature de la maladie. La maladie est une sonnette d'alarme. Elle indique que quelque chose ne va pas, mais quoi' J'ai une bronchite, par exemple, et plusieurs attitudes sont possibles:

Les facteurs naturels de santé 

Les facteurs naturels de santé

Ces facteurs naturels de santé doivent être individualisés!!

Vous les connaissez certainement, mais j'insiste sur le fait qu'ils doivent être considérés dans leur ensemble. Il ne faut pas dire: "je suis malade à cause de mon alimentation" et en rester à celle-ci. Ou bien "je suis malade parce que je suis mal dans ma peau" et faire une psychothérapie et en rester à la psychothérapie. Il faut voir la personne dans son ensemble.

Nous avons eu l'occasion, et nous l'aurons encore, à Vie et Action, d'aborder ces facteurs sous leur angle pratique. Aujourd'hui, nous effleurons seulement le sujet.

Il est évident que ce tableau peut être fignolé, vous avez ici l'essentiel et j'y ai fait apparaître une des justifications de notre nom "Vie et Action".

Ces facteurs doivent être individualisés, c'est-à-dire que les causes des maladies sont multiples et personnalisées. Dans l'exemple de la bronchite, la cause, pour une première personne est qu'elle mange trop de farineux, pour une deuxième que sa respiration est insuffisante, pour l'autre qu'elle a subi un choc affectif, et pour une quatrième, qu'elle habite une maison malsaine, etc. La même maladie peut avoir des causes différentes et multiples chez les différentes personnes. En général d'ailleurs il n'y a pas une cause, mais un faisceau de causes.

Donc l'hygiène vitale, qui est, je le rappelle, un système éducatif, invite à une recherche constante des causes, et au-delà, à un examen de son mode de vie, de sa relation avec le monde et avec soi-même. Il n'y a pas de réponse définitive, mais des réponses temporaires adaptées aux circonstances.

Il s'ensuit qu'il n'existe pas de système standard thérapeutique, mais des lois naturelles qui prennent des formes différentes chez chacun. En conséquence, chacun doit non seulement apprendre (par l'intellect), comme nous le faisons dans nos conférences, mais surtout, et c'est essentiel, ressentir, par l'expérience sensible, l'effet des facteurs de santé. Il n'y a que la personne elle-même qui, en définitive peut dire ce qui lui convient vraiment. Comment y arriver? D'abord en prêtant attention.

Non seulement cette façon de faire et d'être semble être efficace par les résultats dont nous avons connaissance, mais en plus, c'est un moyen d'acquérir une meilleure maturité, de choisir soi-même sa solution, et de se déconditionner des systèmes thérapeutiques.

Le rôle de la maladie

Si vous ne laissez pas agir la fièvre, si vous passez des pommades pour assécher les boutons, vous fermez les portes de sortie des toxines et la vitalité du corps va en être affectée. Ou bien cela va récidiver un peu plus tard, ou bien la maladie va changer d'axe et se reportera sur autre chose. Si l'on reproduit cela plusieurs années de sa vie, 20 ans, 30 ans, 40 ans, l'organisme va petit à petit perdre sa vitalité et il va être obligé de survivre dans ces conditions. Les processus de survie constituent la maladie chronique. Diabète, cancer, leucémie, maladies nerveuses, rhumatismes, etc. Ce sont en fait des moyens d'adaptation du corps.

Par exemple, si vous ingérez toujours des substances nocives dans le tube digestif, il y aura une transformation des cellules du tube digestif qui vont devenir beaucoup plus résistantes aux produits agressifs. Mais, sur l'autre plateau de la balance, la vitalité digestive va être diminuée.

Le rétablissement

Que faut-il faire en cas de maladie?

D'abord analyser les causes et les supprimer. Le rétablissement intervient alors lorsqu'on rectifie le mode de vie: alimentation, respiration, psychologie, etc.

Le rétablissement

Les thérapeutiques entravent souvent l'action de la force vitale

Dans la plupart des cas, le rétablissement a lieu en quelques jours ou quelques semaines (sauf lorsqu'on a atteint un stade irréversible, mais dans ce cas, c'est également bénéfique car les douleurs diminuent ou disparaissent). Ce qui est extraordinaire, c'est qu'on peut être motivé à cette rectification par certains troubles et que d'autres troubles auxquels on ne pense pas disparaissent, par exemple, la vue s'améliore.

Ce rétablissement peut quelquefois se faire à travers des crises de désintoxication qui sont, en fait, le passage de la maladie chronique à la maladie aiguë. On revient à des maladies antérieures qui n'ont pas été épuisées. Cela ne se passe pas nécessairement de cette façon, mais il faut connaître cette probabilité pour ne pas s'en alarmer.

Cette action témoigne de l'existence d'une force vitale (force automédicatrice) qui fait partie de l'inconscient, force qui gère notre énergie, qui sait la diriger là où l'organisme en a le plus besoin. Lorsqu'on jeûne - c'est-à-dire quand on ne mange pas, on ne boit que de l'eau - on entend souvent dire "vous allez être faible car vous ne mangez pas". C'est vrai qu'on va être faible, mais ce n'est pas par manque de nourriture, l'énergie y est encore. C'est parce qu'à la faveur du jeûne, l'organisme et la force vitale dirigent leur énergie vers le processus de rétablissement, de restructuration, d'élimination et donc soustraient cette énergie à la force physique et à la force mentale (il est beaucoup plus difficile de réfléchir).

Les procédés thérapeutiques sont à étudier avec la plus grande circonspection puisque souvent intervenir dans ces processus vitaux ne fait que les déranger. Donc il faut bien les connaître pour savoir, lorsqu'un traitement d'aide existe, avec des essences de plantes, des bains, des massages, etc., comment il agit. Il est absurde de réveiller régulièrement quelqu'un qui est prostré à cause d'une forte fièvre pour lui administrer des médicaments, par exemple, sauf cas exceptionnel à déterminer par le spécialiste.

J'en profite pour préciser que nous nous plaçons dans le cadre de l'hygiène familiale. Nous voulons diffuser une éducation familiale et nous ne prétendons pas qu'un individu puisse résoudre à lui tout seul des problèmes graves qui nécessitent la compétence d'un spécialiste qui a l'habitude de ces processus.

La plupart des interventions thérapeutiques sont des stimulants. Par exemple, les diurétiques sont des poisons pour le rein. Celui-ci réagit en les chassant et en même temps, les autres substances sont éliminées. Effectivement, on obtient une réaction d'élimination qui peut soulager, mais c'est au détriment de l'énergie du rein. Alors qu'il fonctionne mal à cause d'une vitalité trop faible, on le stimule. On a un cheval fatigué qui ne peut plus avancer. On lui donne un coup de fouet, il réagit en trouvant encore un peu d'énergie. Ce qui entraîne l'épuisement. A la stimulation succède la dépression.

Par contre les traitements thérapeutiques sont acceptables lorsqu'ils rentrent dans les facteurs de santé, c'est-à-dire qu'ils sont des aliments, physiques ou autres. Il est quelquefois intéressant, lorsqu'on a une alimentation carencée, de la prendre sous forme concentrée, mais ce ne sont pas alors des médicaments, mais des aliments sous une forme un peu différente de l'habitude.

En fait, le besoin de faire quelque chose provient du fait qu'on veut se rassurer. Il est difficile de rester sans rien faire quand quelqu'un est malade.

Conclusions

Qu'est-ce que la psychosomatique naturelle (ou hygiène vitale)?

La psychosomatique naturelle 

C'est une éducation. Elle étudie les facteurs naturels de santé qui sont nos nourritures. Il faut rechercher les causes parmi eux, avec éventuellement l'aide de personnes compétentes. Il existe des médecins, des naturopathes, des conseillers hygiénistes diététiciens formés dans ce sens.

Elle développe l'esprit critique et le sens du ressenti. Il n'est pas question pour nous de vous demander d'adopter des règles strictes et standard comme: lorsque vous vous levez, bain de siège froid, ensuite tisane, ensuite tel exercice, etc. avec avertissement que vous ne serez pas en bonne santé si vous ne respectez pas un programme précis. La personne doit vivre détendue, sans culpabilité, et sentir elle-même ce qui lui convient.

Elle est une conception optimiste: on n'a plus peur de la maladie, parce qu'on sait quel est son rôle. On a confiance. On sait que lorsqu'il y a maladie aigüe, la force vitale est efficace et joue bien son rôle. Plus la fièvre est élevée, plus c'est signe de vitalité, moins la durée est grande.

Je veux aller à l'encontre d'un mythe qui veut que lorsqu'on se soigne par les méthodes naturelles de santé, on n'a plus de maladies. C'est faux. "La santé normale est rarement exempte de troubles" (Dr Thomson). Elle est un équilibre instable entre soi-même et les facteurs naturels de santé. Mais ces troubles durent peu, ne sont pas graves, et on a confiance, on sait comment se comporter vis à vis d'eux.

Les thérapeutiques sont pour une large part le résidu de croyances archaïques, magiques ou mythiques (les démons).

Les systèmes thérapeutiques

"La nature a le pouvoir de rétablir la santé sans aucun secours étranger" Hippocrate.

"Ne recherchez pas la Santé, mais recherchez la Vérité, et la Santé vous sera donnée par surcroît. Ne recherchez pas le Bonheur, mais recherchez la Sagesse, et le Bonheur vous sera donné par surcroît" Dr Shelton.

Références

Bibliographie

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