Alimentation Saine et Diététique

Alain Boudet

Septembre 1975

Dans la recherche de l'équilibre et de l'épanouissement de soi, s'occuper de son corps, en particulier de son alimentation est important. Cela contribue au bien-être. Un esprit sain ne peut prendre place que dans un corps sain. Cet article se limite à donner quelques conseils simples, issus de l'enseignement d'André Passebecq, pour orienter son alimentation de telle sorte qu'elle soit saine et vitalisante. A. Boudet est formé en tant que Conseiller hygiéniste diététicien (diplôme Vie et Action).

Manger est agréable. Cependant, à cause des conditions d'habitat, de travail, etc, on mange très mal. Souvent, le choix des plats est basé sur 2 critères: la gourmandise et la facilité de préparation. Pourtant, la nutrition est une fonction extrêmement importante et il existe une étroite relation entre l'alimentation et la santé physique, mentale et spirituelle. Il existe suffisamment de preuves scientifiques, biologiques, historiques, ethnologiques, archéologiques montrant les conditions d'une alimentation saine. Certaines populations primitives qui vivaient très sainement ont connu les maladies de civilisation du jour où les occidentaux ont voulu leur faire profiter de leur "savoir". D'autre part, de nombreux médecins non conventionnels ou naturopathes sont arrivés à éliminer définitivement des maladies comme l'arthrite ou des tumeurs chez des patients considérés comme incurables et ceci uniquement par une réforme alimentaire, alliée à l'exercice physique.

Des observations scientifiques ont montré que seuls les aliments organiques sont assimilables. Ce sont ceux qui sont passés par le stade végétal (puis éventuellement animal) et qui n'ont pas été détruits ensuite par des traitements divers. C'est la plante qui est chargée de transformer les substances inorganiques du sol en substances organiques. L'aliment inorganique (mort, par opposition à l'aliment organique provenant d'une source vivante, intact dans sa forme) provoque après son absorption une multiplication des globules blancs (leucocytose digestive). Nous examinerons la valeur de chaque classe d'aliments, puis leur préparation.

Fruits et légumes

Les fruits et légumes crus sont des aliments indispensables parce qu'ils apportent des substances très précieuses, comme les vitamines et les diastases. Alors que toute notre alimentation habituelle est surtout acidifiante, conduisant ainsi à l'athérosclérose, les fruits et légumes crus sont alcalinisants et à ce titre nettoient un organisme surmené ou surchargé de toxines. Ils sont dépuratifs, reminéralisants, décongestionnants.

Les vitamines synthétiques ne peuvent compenser une carence de vitamines naturelles. Celles-ci sont accompagnées de leurs enzymes qui fixent la dose exacte d'absorption. On n'aboutit pas, comme avec les vitamines synthétiques, à des survitaminoses.

Les fruits secs sont la source de glucides de grande valeur.

Les fruits frais sont parfois mal supportés. C'est que, pris en dessert, ils s'associent mal aux aliments précédents. Il vaut mieux les prendre en entrée.

Cuits, les fruits et les légumes sont encore acceptables, L'organisme y trouve les substances nécessaires en équilibre. Mais ils provoquent une certaine leucocytose. Pour éviter cela, il vaut mieux les absorber à la suite des crudités. 

La ration quotidienne devrait comprendre 60 % de fruits et légumes.

Protides

Encore appelés aliments azotés, ce sont: viandes, laitages, oeufs, fruits oléagineux. On trouve aussi des protéines dans les céréales en faible quantité. Les protides sont riches et il ne faut pas en abuser (20 % de la ration quotidienne).

Le lait devrait le plus souvent possible être consommé cru, afin de ne pas perdre sa vitalité. On a pu montrer que l'augmentation des maladies était liée à l'usage croissant du lait pasteurisé et des aliments cuits.

Quant à la viande, il faut se méfier du porc, du cheval, lapin, canard, oie, gibier, crustacés, poissons gras et consommer plutôt boeuf, mouton, veau, poulet (à condition que la viande soit saine par ailleurs). En fait, elle n'est pas indispensable et se trouve avantageusement remplacée par les protides végétaux. Renfermant des purines, du cholestérol, elle ne doit pas être consommée plus de 2 à 3 fois par semaine. Certaines études ont montré que l'organisme de l'homme est adapté à une alimentation ni carnivore, ni omnivore, mais frugivore (fruits et graines).

Glucides

Encore appelés hydrates de carbone, ce sont les sucres et les aliments farineux, consistance due à leur teneur en amidon (céréales, pâtes, pâtisserie, pommes de terre). La digestion transforme l'amidon en sucre. Ce sont des aliments énergétiques, riches et il ne faut pas en abuser, sous peine d'encrasser l'organisme. Leur excès favorise l'état catharreux (rhumes, bronchites, surdité, dérèglements digestifs).

Afin d'être bien assimilés, ils doivent être bien mastiqués. Une alimentation de santé doit comprendre des céréales variées. Le blé a une grande valeur nutritive car il apporte des substances précieuses. Sa composition est proche de celle du sang. Mais il ne faut pas négliger le sarrasin, le seigle, l'avoine, l'orge, le millet.

Préparation des aliments

Faire une large place aux crudités. La cuisson doit respecter le plus possible l'équilibre alimentaire. C'est pourquoi on conseille les cuissons suivantes:

Les conserves du commerce sont fortement déconseillées, elles contiennent des additifs. Si elles permettent de gagner du temps, leur fabrication industrielle expose de vastes secteurs de la population à un danger potentiel dans le cas d'un incident de fabrication. De plus, la fabrication et le transport coûtent cher en énergie. Pour toutes ces raisons, mieux vaut les conserves artisanales ou familiales. Cependant elles ne seront consommées qu'en cas de besoin et si l'alimentation est équilibrée par ailleurs, car ce sont des aliments morts dont la qualité est fortement amoindrie.

Les repas

La ration quotidienne doit être équilibrée. Les aliments doivent apporter des substances nutritives variées et de bonne qualité. Les carences se manifestent par des symptômes qui passent souvent pour normaux: lourdeurs, somnolence, nausées, maux de tête, ballonnements, constipation, diarrhées.

Les carences en éléments ne sont pas toujours dues à leur absence dans la nourriture, mais à une mauvaise assimilation due à un pouvoir digestif amoindri. La suralimentation en est une cause fréquente. Les Français mangent 3 fois trop, surmenant dangereusement leur digestion.

La digestion sera facilitée par une mastication prolongée. Il vaut mieux pour cela une nourriture assez consistante. Il faut aussi être détendu, penser à ce que l'on mange plutôt qu'à ses soucis, prendre son temps. Si l'on est pressé, il vaut mieux réduire ou sauter le repas.

Selon les personnes et la qualité de la mastication, il peut être conseillé d'éviter certaines associations qui provoquent des fermentations intestinales: fruits frais et légumes verts, fruits acides et farineux. Par contre, les associations fruits frais et fromages, fruits frais et oléagineux, fruits secs et fromage, sont valables.

En conclusion, un bon repas doit être sobre et simple. Éviter la multiplicité des plats.

Enfin, il est des aliments nocifs à éviter: les aliments dénaturés, les aliments trop cuits et les stimulants comme l'alcool, le café, le thé, le vinaigre, les épices (à ne pas confondre avec les aromates).         

Régime individualisé

En ce domaine comme dans les autres, il faut se méfier des systèmes. Un tel vous vantera les mérites de son régime, en vous citant des cas où il a réussi. Mais ce qui est bon pour l'un ne l'est pas pour l'autre. Chacun doit rechercher ce qui lui convient, une fois compris les mécanismes de la nutrition et la signification des symptômes du corps.

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Mise en ligne 21 mai 2006